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Assis devant mes deux écrans, une tasse de café (ou de thé) à la main pour cette pause d'un genre un peu particulier, je plonge les mains

19/06/2026
Assis devant mes deux écrans, une tasse de café (ou de thé) à la main pour cette pause d'un genre un peu particulier, je plonge les mains dans le moteur de notre outil de ticketing. À 14h15, pendant cette session de Data Cleaning, je m'attaque à ce qu'on appelle dans notre jargon le "Dark Backlog" sur Jira. Voici concrètement ce que je suis en train de faire à ce moment précis : 1. La Traque aux "User Stories" Fantômes Au fil des sprints, le backlog a tendance à s'encrasser. Je filtre et passe au peigne fin les tickets qui dorment au fond du système depuis plus de 6 mois. Je repère les demandes qui ne correspondent plus du tout à la vision produit actuelle, les doublons créés par inadvertance par différentes équipes, et les expressions de besoins devenues obsolètes suite aux dernières mises à jour de l'architecture. 2. La Réduction du Bruit Visuel Un backlog surchargé, c'est une charge mentale inutile pour les développeurs lors des Sprint Plannings et pour le Product Owner. En supprimant définitivement ou en archivant ces vieilles tâches, je redonne de la clarté visuelle à l'espace de travail. On passe d'un tunnel infini de tickets à une liste propre, priorisée et actionnable. 3. La Préservation de la "Vérité" des Données Nettoyer ces données permet aussi de fausser de moins en moins nos indicateurs de performance (KPIs). Moins de tickets "morts" signifie des statistiques de cycle de vie (Lead Time, Cycle Time) beaucoup plus fiables et représentatives de la réalité du flux de travail actuel. En bref, ce n'est pas une pause pour mon cerveau, mais c'est une pause salvatrice pour la santé technique et organisationnelle du projet. C'est le moment où l'on retire les mauvaises herbes pour que l'équipe puisse avancer plus vite et sans friction visuelle lors du prochain sprint.
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